A foundation
to preserve water

Pollution des océans

Observation des Oceans

Ocean Trash Program

La Fondation Multi One Attitude permet la réalisation d’une étude de faisabilité en collaboration avec deux laboratoires de l'EPFL (Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne), et avec Oceaneye, association basée à Genève, qui œuvre contre la pollution plastique des océans. Cette étude doit notamment permettre de valider un projet dont l’objectif à long terme est d’étudier la pollution des océans par les composants plastiques grâce au développement de nouveaux outils de mesure et à l’élaboration d’une base de données internationale établie entre autres  à l’aide des trimarans océaniques MOD70 en course sur les mers du globe.

Malgré l’ampleur du problème de pollution des océans par les plastiques avec notamment la formation de zones de concentration de déchets dans les grands tourbillons océaniques, dits « waste patch » ou « trash vortex », la problématique est largement sous-étudiée. En effet, les organismes gouvernementaux mettant leurs efforts principalement sur des problèmes côtiers, l’étude de la pollution hauturière qui se trouve hors des eaux territoriales est en partie prise en main par des ONG. Cette pollution, invisible depuis les satellites, hors des routes commerciales classiques et loin de toutes côtes, demande des moyens logistiques importants pour être adéquatement étudié. Les outils de mesure actuellement utilisés, tant pour la mesure des micro-plastiques issus du phénomène de fragmentation que les macro-déchets, sont encombrants, contraignants et peu automatisés. De ce fait, il est aujourd’hui très difficile, voire impossible, d’exploiter les trajectoires des navires de recherche, des navires commerciaux et des navires de course pour réaliser une mesure systématique de la pollution des océans. Seuls des voiliers et navires de recherche, destinés spécifiquement à des opérations d’étude de pollution par les plastiques, mesurent aujourd’hui le taux de cette pollution. Enfin, à notre connaissance, il n’existe aujourd’hui aucune base de données concernant les déchets hauturiers de surface commune aux différents groupes de recherche, ce qui complique les analyses, les bilans et l’orientation des nouvelles opérations de recherche.

Ainsi, l’objectif de la collaboration entre la Fondation Multi One Attitude, l’EPFL et Oceaneye consiste à travailler sur trois points pour faciliter de manière significative l’étude de cette pollution :

  • Développer des outils de mesure automatisés peu contraignants. Dans ce sens, une étude de faisabilité est en cours dans 2 laboratoires de l’EPFL pour le développement futur d’un système de comptage de particules de plastique. D’autre part, le chercheur Konstantin Startchev développe actuellement un système de caméra de détection de macro-déchets qui pourrait être utilisé dans le cadre de ce projet. La mise au point de tels outils de mesure permettrait d’utiliser les navires existants comme support pour la collecte de données.
  • Exploiter les trajectoires des voiliers du championnat transocéanique Multi One Design.
  • Proposer une base de données en accès libre pour d’abord diffuser les résultats de mesures réalisées avec les nouveaux outils développés mais aussi pour fédérer les résultats des instituts de recherche.

Objectifs de l’étude

Afin de s’assurer de la pertinence et de la faisabilité technique d’un tel projet, l’étude a pour objectif de :

  • S’assurer de la pertinence du projet « Ocean Trash Program » par rapport à l’état actuel des connaissances et des avancées scientifiques et technologiques dans ce domaine.
  • Etudier la faisabilité technique d’un détecteur de microparticules de plastiques.
  • Réaliser un document pour identifier les possibilités de développement d’un projet de grande envergure qui soit soutenu par des investisseurs et des partenaires industriels.

 

L’EPFL en quelques mots

L’EPFL, une école hors-norme

L’EPFL est l’une des deux Ecoles Polytechniques Fédérales Suisses. Depuis l’obtention du statut d’école nationale en 1969, la jeune école d’ingénieurs a évolué dans bien des domaines, au point de devenir l’une des institutions de science et de technologie les plus célèbres d’Europe. A l’image de sa sœur zurichoise, l’ETHZ, elle s’appuie sur trois grandes missions : la formation, la recherche, et le transfert de technologies.

L’EPFL est installée à Lausanne en Suisse, sur les rives du plus grand lac d’Europe, le Lac Léman, au pied des Alpes et du Mont Blanc. Son principal campus réunit en un seul lieu magique 11 000 personnes, étudiants, chercheurs et collaborateurs de l’école. Par son dynamisme et la richesse de sa communauté estudiantine, l’EPFL a su créer un esprit particulier empreint de curiosité et de simplicité. Les échanges quotidiens entre les étudiants, les chercheurs et les entreprises présents sur le campus favorisent l’émergence de nouveaux projets scientifiques, technologiques et architecturaux.

Depuis son implantation sur le site de Dorigny dans les années 70, l’EPFL cultive son intérêt en matière de développement durable à travers de nombreux projets, qui au fil du temps ont contribué à rendre le campus plus écologique. De la centrale de chauffe à thermopompes aux bâtiments à la construction exemplaire en passant par les vélos en libre servive, c’est une multitude d’éléments qui font que le campus de l’EPFL est aujourd’hui considéré comme le plus vert au monde (1er prix Campus Durable ISCN 2009).

Laboratoire de Traitement des Signaux 5 (LTS5/EPFL)

Représentant : Prof. Jean-Philippe Thiran

Laboratoire des Machines Hydrauliques (LMH/EPFL)

Représentant : Docteur Mohamed Farhat

Oceaneye

Représentant : Pascal Hagmann

 

pour en
savoir plus

Documents

>> Rapport EPFL-MOAF